Pour vivre mieux à Soisy ...

Si on lit un peu la « propagande » municipale déployée tout en couleur sur de luxueuses brochures, on peut croire que les défis de notre ville comme la préservation de l’environnement, le mieux vivre ensemble, l’encadrement de nos enfants ou encore l’accès à la culture sont pris en compte. Une observation plus attentive convainc cependant que sur bien des points, il ne s’agit que d’actions ponctuelles et superficielles ou plus encore d’absence même de mesure.
- Comment comprendre en effet que l’on distribue des gilets fluorescents aux enfants de CM2 alors qu’aucun circuit protégé ou même prioritaire n’existe au moins aux alentours des écoles ?
- Comment comprendre que l’on veuille protéger l’environnement et favoriser d’autres modes de transport si le nombre de parking à vélo reste nettement insuffisant aux endroits stratégiques de la ville (centre, commerces, Auchan, écoles..) pour inciter à cette pratique ? Il ne faudrait que quelques aménagements (pédibus) pour aller un tout petit peu plus loin dans une voie que même le gouvernement actuel se fait fort de développer (« Grenelle de l’environnement », développement durable) …
- Un réseau par marquage au sol pourrait aussi permettre de relier les différents quartiers au centre et favoriser un mieux vivre ensemble.
- Par ailleurs, les Soiséens sont-ils dupes au point de penser que le fleurissement est la seule amélioration possible de l’environnement ?
- Comment également apprécier les moments festifs dédiés à nos enfants ( noël, Halloween) si les écoles ne sont pas correctement entretenues et certains travaux de sécurisation traînent depuis 10 ans, si le manque de personnel ne garantit ni la sécurité de nos enfants, ni leur confort sur le temps périscolaire ( cantine en particulier) où reste plus de la majorité des petits Soiséens aux parents souvent « pendulaires ». En développant un minimum la politique de l’emploi municipal et des formations appropriées, notamment en direction des plus jeunes, c’est toute la collectivité qui y gagnerait.
- Comment croire en une politique solidaire si le quotient familial est toujours négligé pour la restauration scolaire et que certaines aides sont votées à reculons ?
- Enfin, si un programme culturel existe, que dire des conditions laissées à la culture à Soisy : une bibliothèque qui peut à peine dire son nom, des locaux indignes pour une école de musique et de danse au tarif d’inscription prohibitif.
La campagne municipale et ses miroitantes promesses est bien loin mais certains n’ont pas oublié. Osons croire en des aménagements raisonnables et plus humains pour que notre ville soit plus agréable, plus ouverte et solidaire, plus attentive à tous.
CB