Depuis le début de l’été la crise s’est installée et frappe plus particulièrement les plus faibles. Face à cette situation et sous la pression sociale : mobilisation du 29 janvier, grèves et émeutes en outre-mer avec un mort à déplorer,  Sarkosy distribue quelques miettes et nous ne sommes même pas certains qu’il ne les reprenne pour combler le manque à gagner par la suppression de la taxe foncière qui n’est toujours pas financée. En effet, ces annonces comme la plupart de celles de ces derniers mois semblent le résultat de la précipitation, non concertées, non réfléchies, non financées. Elles surprennent les partenaires sociaux mais aussi le gouvernement et vont même jusqu’à prendre à contre-pied la dernière déclaration du ministre concerné ou revenir sur les engagements pris au cours d’une négociation.


En fait cette crise s’est traduite par la remise en cause profonde des choix ultra-libéraux dont notre Président Nicolas Sarkozy nous affirmait les bienfaits. Il a dû, au cours de ces derniers mois revenir sur cette politique. Hélas la révision de sa politique n’a été jusqu’à ce jour que pour aider les entreprises dont les dirigeants avaient fait de graves erreurs. Il n’est pas revenu sur ces choix budgétaires qui limitent la marge de manœuvre d’une relance et aggravent le déficit. En effet, pour cette présidence rien ne pourra remettre en  question la défiscalisation de ses amis les plus riches, choix réaffirmés par la réforme de l’audiovisuelle qui étrangle le secteur de l’état, génère des charges budgétaires supplémentaires dans un contexte de restrictions mais qui a permis à l’action TF1 (M. Bouygues) de se revaloriser dès la prise de décision.

 

Pour le Val d’Oise, l’année passée a été la victoire de la gauche au Conseil Général  et dans de nombreuses villes dont Montmorency.

 

Pour le Parti Socialiste, 2008 a été une année importante marquée par le renouvellement de ses instances aux niveaux national,  fédéral et local. Ce renouvellement a été l’objet de débats importants de fond. Il a été tranché démocratiquement par les militants, ces nouvelles instances  sont marquées par le renouvellement, le rajeunissement et la diversité. A tous les niveaux le Parti Socialiste est en ordre de marche pour affronter les prochaines élections et faire front à toutes les attaques sociales et démocratiques du gouvernement actuel.


Sur le plan local, la conséquence de la crise entraine une baisse de recette qu’il faudra  combler par des emprunts ou une réduction des dépenses d’investissement ou de fonctionnement.


Dans ce contexte de crise accentué par le désengagement de l’état auprès des collectivités locales, la majorité de gauche du Conseil Général effectue des choix clairement sociaux sans augmenter la pression fiscale.


La mobilisation de toute la gauche en ce début d’année devra se poursuivre pour que le sort des plus faibles ne s’aggrave pas, pour que les secteurs de l’état : éducation, santé, médias, communications, transports… ne soient pas précarisés au profit d’un secteur libéral mal encadré qui a conduit aux malveillances que l’on connaît.


Dans ce combat, la Parti Socialiste, rassemblé, offensif, résolument  ancré à gauche sera engagé à tous les niveaux sur le terrain politique et sociale contre la politique de régression sociale et économique de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement.

 

Alain BOCZ

Secrétaire de la section PS de Soisy-sous-Montmorency

Mars 2009